Et pour les invertébrés ?

  Les chiffres 2013 : En moyenne, 4,2 individus  et 1,3 groupes observés par passage 32,7 individus  et 7,4 groupes observés par parcelle

Les invertébrés les plus observés

 

A part les fourmis dans le cas de fourmilières, ce sont les cloportes qui sont les plus observés dans tous les types de parcelles. Les petites limaces, surtout les grises sont ensuite les plus abondantes. Les carabes de taille moyenne sont nombreux dans les parcelles en grandes cultures et les araignées en prairie.

Classer les invertébrés en fonction de leur régime alimentaire

 

Une première approche

Parmi toutes les « bêtes » présentes sous les planches, on trouve divers régimes alimentaires et toutes n’ont donc pas la même fonction par rapport à l’agriculture.

De manière très approximative, il est possible de faire 3 classes :

Les phytophages (considérés comme ravageurs de culture) : certaines limaces et escargots

Les prédateurs (considérés comme auxiliaires dès qu’ils consomment des ravageurs) : les carabes, araignées, les escargots carnivores du groupe des luisants

Les décomposeurs, se nourrissant de végétation morte : les cloportes, vers, mille-pattes

(Attention, ce classement est très réducteur et mériterait d’être complété. C’est pourquoi nous testons en 2014 une fiche de terrain pour aller plus loin sur les invertébrés sous les planches. En effet, chez les mille-pattes, il existe aussi des prédateurs et quelques phytophages. Les carabes ne sont pas tous prédateurs au stade adulte mais peuvent également être granivores, les escargots ne sont pas considérés comme ravageurs dans toutes les cultures, etc.)

planche

© K. Meunier-Caille

 

L’effet du paysage

Cette classification permet de sortir des premières tendances intéressantes grâce aux observations de l’OAB : un environnement diversifié autour des parcelles (mosaïque d’habitats) serait plus favorable aux invertébrés qu’un environnement homogène. En plus, les ravageurs y seraient moins nombreux et les décomposeurs plus abondants.

Des cortèges différents

En fonction du type de parcelle concernée, on  observe également des différences :

De manière générale, les prairies sont plus riches en invertébrés et particulièrement en décomposeurs que l’ensemble des parcelles.

Les invertébrés sont en moyenne moins nombreux en viticulture. Le groupe des ravageurs ressort de manière importante, principalement composé des petits escargots blancs abondants dans les vignes : les hélicelles. 

Par rapport à l’ensemble, les parcelles en grandes cultures sont globalement plus pauvres en invertébrés. Cependant, les carabes peuvent y être abondants, notamment quelques espèces très communes.

cortèges invertébrés

© OAB - MNHN