Du côté des abeilles sauvages

  Les chiffres 2013 : 80 % des nichoirs ont été colonisés En moyenne, 6,2 loges occupées et entre 1 et 2 matériaux différents utilisés par les abeilles par parcelle (ensemble de 2 nichoirs)

© Alain Hardy

© OAB - MNHN

Quels opercules dans quelles parcelles ?

 

Ce graphique montre les pourcentages de nichoirs comprenant tel ou tel type d’opercule et le pourcentage de nichoirs entièrement vides, le tout par grand type d’activité agricole.

68 % des nichoirs occupés en grandes cultures ont de la terre, 26 % des morceaux de feuilles, etc.

Ce sont donc les opercules en terre les plus fréquents. Au contraire, la résine et les pétales sont peu observés. Cela permet de constater aussi que les morceaux de feuilles sont, en moyenne, plus présents dans les vignes. En prairies, ce sont  le coton et les herbes. Enfin, les nichoirs sont plus occupés dans les prairies (% de nichoirs vides plus faible).

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L'effet du printemps tardif en 2013

 

 « Mes nichoirs sont toujours vides. Est-ce que les conditions météo de ce printemps ont un effet sur les abeilles ? » nous a interrogé un observateur en mai 2013.

Les mauvaises conditions météo ont souvent un impact sur les insectes qui préfèrent le soleil et la chaleur. Au printemps 2013, il n’était pas possible de vous répondre autre chose que cette « vérité générale » connue des entomologistes.  Mais aujourd’hui, grâce au retour de toutes vos observations (310 parcelles suivies avec ce protocole en 2013), nous avons pu montrer l’effet du printemps tardif sur les abeilles sauvages.

Sur ce graphique, vous pouvez noter que la date moyenne d’apparition des principaux opercules est décalée par rapport à 2012. Cette constatation est particulièrement notable pour les nids en terre des abeilles maçonnes. Ce sont  les plus précoces et donc celles qui ont été les plus impactées par la météo fraîche et pluvieuse du printemps 2013. On observe que l’écart entre les dates de colonisation de 2012 et 2013 se réduit à partir de juillet, moment où l’été est enfin arrivé. Sans vos observations, il n’aurait pas été possible de mettre en évidence ce résultat si intéressant ! 

© OAB - MNHN

L'intérêt d'un paysage hétérogène et des aménagements en bordure

 

Les observations de cette année confortent  les résultats obtenus en 2012. Le nombre de loges occupées est plus important lorsque le paysage autour des nichoirs est varié, tel une mosaïque d’habitats et non pas un seul milieu homogène (openfield par exemple). 

La présence de haies ou de fossés en bordure de parcelle est favorable aux abeilles, comme celle de prairies ou de bois à proximité.

 

Il est important de noter que les chemins et talus sont des habitats intéressants pour d’autres espèces d’abeilles, terricoles, et non observées par ce protocole.